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De retour de vacances les deux amies rangent cahiers et bouquins lorsque s'asseyant Asphodèle interpelle sa complice :
" Chanteplume écoute ce que je viens de lire:
"Qu'est ce que le Vie ?
C'est l'éclair
du feu dans la nuit....
C 'est le souffle
du tison dans l'hiver...
C'est la petite ombre
qui se hasarde sur l'herbe
et se perd au coucher du soleil!"
Asphodèle et Chanteplume restent rêveuses... cette dernière demande:
" C 'est superbe...ça vient d'où ?
"Attends que je trouve...ah voilà c'est extrait de
"SAGESSE des INDIENS d'AMERIQUE"
On le trouve si cela n'a pas changé aux Editions de
" LA Table Ronde".....
Asphodèle et Chanteplume
Publié par jeannepaponet à 13:52:57 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par jeannepaponet à 14:20:22 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (0) | Permaliens
Les Danseurs de l'Aube
Ses pieds nus effleurent le sol de porphyre rouge ; des rires et des voix d'enfants s'envolent dans l'air du soir .
Sur les rochers bleus Zélia s'assied , croise les bras qu'elle étire sur ses jambes , puis s'étire , ses mains volètent comme des papillons , la tête penchée elle ressemble à un oiseau qui écoute .
Lasse elle s'allonge sur le sol ,la jupe courte révèle ses longues jambes , d'un geste plein de grâce elle relève ses bras en corbeille autour de sa tête....Livrée ainsi à la nuit elle ressemble à un lys endormi ! Les voix, les rires et les chansons des enfants s'atténuent puis s'éteignent ,pas un bruit pas un son ne se font entendre.
Tout est silence !
Sur l'horizon lointain le rideau de la nuit s'estompe.
A « fleur d'eau » dans le frissonnement de l'eau toute proche , une silhouette dont les pas oscillent entre la marche et la danse surgit entre le ciel et la mer !
Une musique étrange monte des flots berceurs et s'insinue caressante dans le sommeil de la Belle endormie .
Le Danseur s'arrête à quelques foulées de celle-ci avec des gestes lents il se penche sur Zélia.
A-t-elle sentie l'impalpable Présence ? Voici qu'elle bouge tout en ramenant ses jambes sous elle , cabre sa taille fine en un arc parfait , puis s'étire dans un envol élégant de ses bras en renversant la tête en arrière .D'un souple mouvement de reins elle s'assied , se frotte les yeux comme une enfant et surprise regarde le Danseur ; celui-ci les bras tendus l'invite à le rejoindre.
Elle se lève doucement et en deux bonds comme une biche fuit légère l'Invitation !
D'approches en approches , de fuites en fuites Ils s'enlacent s'éloignent frôlant le sol de leurs pieds nus et du bout les doigts touchent les étoiles ,puis soudain s'arrêtent dans un geste suspendu .
Le vent se lève à l'impromptu soufflant des tourbillons de sable blanc argenté sur le sol de porphyre rouge !
A peine entrevu il s'éloigne , tout s'apaise .
A nouveau Ils sont face à face , par jeu se détournent se poursuivent dans une danse légère traçant dans la sable de multiples arabesques dans le sable qui s'envole en frimas de neige à chacun de leurs pas.
Ils dansent , dansent à perdre haleine sans bruit, leurs corps à peine frôlés s'unissent , tourbillonnent avec une grâce infinie.
Quand telle une fleur de chair Zélia s'affaisse dans un froissement d'eau .Allongée , elle semble dormir dans la moire liquide !
Alors , alors troublé , ému Il se penche vers Elle , s'assied sur le sable et prends le corps léger contre lui ; enfouissant son visage contre le cou fragile ,il pleure , la berce.
Il se glisse contre elle pour se lover dans le nid d'amour du ventre féminin dans une étreinte chaste et sensuelle à la fois dans un embrassement tel qu'Ils ne font plus qu'Un !
En gestes doux Il se défait de l'abri matriciel , glisse son dos en dessous d'elle , se relève et emporte sur ses épaules le corps alangui dans une danse lente si lente qu'elle semble ne pas pouvoir finir !
Enfin il la dépose doucement comme une gerbe de fleurs sur la couche de sable blanc .
Puis semblant répondre à un appel mystérieux Il se relève à demi tout en gardant une main sur le sein de l'Aimée , tend son autre bras vers le ciel la main ouverte. Une étoile fulgurante jaillit du fond du firmament embrase la main , le bras tendus du Danseur coure du bout de ses doigts pour s'écouler en gouttes de lumière jusqu'au corps abandonné de la jeune fille ou elles se fondent !
Il tremble de tout son corps en s'agenouillant prés de Zélia .
Il dépose un baiser sur la main de la jeune fille...ses lèvres chaudes remontent le long du bras rond pour s'attarder à l'attache du cou délicat , après une dernière caresse sur sa chevelure Il se relève.
Tandis que le ressac se fait plus fort Il s'éloigne à reculons de son pas délié , l'eau enveloppe ses pieds ses jambes d'un chuintement soyeux qui va s'amenuisant. Lentement de plus en plus loin Il se fond dans le velours de la nuit!
A l'est le ciel s'éclaircit , l'aube s'annonce la jeune fille commence à se réveiller ; elle se frotte les yeux d'un geste enfantin , s'enroule en fœtus pour mieux s'étirer en déployant ses bras comme des ailes...
Elle se lève lentement ,plus lourde du fruit blottit dans son ventre arrondi qu'elle caresse avec surprise . Un sourire fleurit sur ses lèvres , des larmes douces glissent sur son visage puis son rire monte en cascade dans l'air du matin.
Brusquement elle se penche semble se replier sur elle-même , se déploie dans une danse lente .
Alors que l'aurore nimbe l'horizon , jaillit entre ses mains ouvertes en corolle une Perle nacrée où dort l'Enfant de la Promesse !
Elle danse et rit de bonheur ,suspend l'un et l'autre , se tourne vers l'horizon pour souffler un Baiser du bout de ses doigts !
Les voix enfantines s'élèvent à nouveau en murmure légers !
Publié par jeannepaponet à 16:05:50 dans FEMME... | Commentaires (0) | Permaliens
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J'ai la chance d'être femme
by Mannick
Album: Paroles de femme
On ne m'a souvent nourrie que du langage des fleurs
Et des sentiments jaunis au petit courrier du cœur
On ne m'a donné aussi,
Pour me battre dans la vie,
Qu'une idée, qu'un passe-temps, me trouver un bon mari
Et lui faire des enfants.
Mais un matin de grand soleil
J'ai pris la route des torrents
J'ai bu l'eau forte du réveil
Loin des prisons de trop longtemps.
Car j'ai la chance d'être femme
Et je sais le chemin de l'amour
Car j'ai la chance d'être femme
Et je veux le crier au grand jour.
On m'a défendu longtemps les fontaines du plaisir
On m'a priée trop souvent de me taire et d'obéit
Et j'ai dormi deux mille ans,
Sous les feuilles, au bois dormant,
Où l'on garde, sans rougir, L'habitude et le talent
île ne faut pas trop réfléchir.
Car j'ai la Chance d'être Femme !


http://korhyn3.centerblog.net/

Vos p'tits mots