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LE FOURNIL...suite
Avec un « ouf » il referme bruyamment l'étouffoir qu'il tire dans un coin du fournil ..Maintenant , il faut balayer , laver la « sol » du four....et que je te manies le « ringard » entortillé de serpillières précédemment trempées dans l'eau très chaude . « fttt.fttt » chante la sol , ça fume , il fait chaud comme sous le soleil de Juillet , la vapeur brûlante monte vers le plafond noirci....puis doucement le four de referme , attendons la bonne température pour enfourner .
Minutieusement la pelle à longue queue est choisie , il la faut large pour recevoir la pâte....et le ballet de la mise au four commence .La pelle appuyée à l'entrée du four , sa queue reposant sur le banc attend la provende .Un à un les panetons sont saisit , prestement renversé sur celle-ci d'un coup sec du poignet ; les mains agiles enveloppent comme une caresse la pâte pour lui donner une belle forme , ennuagée de farine , entaillée de quelques traits par la lime (à ce jeu là grand-père est un maître) , de la main gauche il ouvre le four pour y faire glisser la pelle ainsi chargée tout au fond du four...un coup sec....elle revient. Le four est refermé , un à un les pains vont y être déposés. Assise sur le sac à sel , j'attends .Tranquillement mon boulanger de grand-père , nettoie le pétrin , l'apprenti empile les panetons...le temps passe dans la tiédeur du fournil .Je capte du coin de l'œil son sourire complice lhabituel « viens petite cest lheure» m'interpelle , je le rejoins d'un bond .Toujours émerveillée je vois sortir du four les gros pains gonflés , craquants , brûlants la « grignes » plus brunies .En riant il me lance un de ces derniers que j'attrape au vol (j'ai l'habitude) avec une couche pour ne pas être brûlée , d'un coup de brosse" vlan et vlan" j'époussette sa Majesté le Pain , ça sent bon , c'est chaud , rassurant....comme on est bien !
aurevoir..la suite bientôt
Publié par jeannepaponet à 15:09:07 dans Enfance. de Jeanne | Commentaires (0) | Permaliens
.......(suite)....En
deux temps , trois mouvements celle dernière est roulée,fraisée, saucissonnée puis déposée da,s les « panetons »d'osier garnis de couches....eh oui tout comme les bébés le pain encore enfant , porte couche....Dans ce berceau original la pâte farinée va se reposer pendant deux heures ., l'apprenti les dépose dans le chariot où ils vont « lever » .Pendant tout ce temps là le four est en chauffe ; depuis le petit matin fagots et bûches y sont entassés , puis le feu allumé ...les portes refermées à demi le bois flambe pour se consumer ensuite . A ce moment il est temps de tirer les braises avec « le ringard » ;Julot l'apprenti fait rouler l'étouffoir qui va recevoir ces dernières , devant le four ouvert....Commence alors le va et vient du ringard manipulé avec adresse par grand-père .Il faut faire vite , être précis car la gueule béante du four déverse les braises tels des joyaux rouge et or ...brûlants .Il fait bigrement chaud dans le fournil .Les muscles des épaules , des bras roulent sous la peau brillante de sueur de mon al , preste comme un jeune homme , chantonne la moustache en bataille...un vrai Vulcain !
(à suivre)
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Publié par jeannepaponet à 15:38:02 dans Enfance. de Jeanne | Commentaires (2) | Permaliens
Ah....l'odeur du pain sortant du four , quelle magie ne fait elle pas naître en moi , aprés tant d'années où petite fille turbulente je "nîchais" dans le fournil de mon grand père ! "Etre de la boulange "c'est un honneur chez nous !Je grandis dans ce lieu lerveilleux .Faire le pain c'est une Alchimie...en plus de la farine , du sel , de l'eau , du levain il faut le savoir-faire , la patience, la force , la main du Boulanger ....
Tôt trés tôt le matin bien avant l'aurore , j'entends les pas de grand père dans la cuisine , puis le sommeil à nouveau me reprend....Un rayon de soleil glissant par l'interstice du rideau me réveille....J'entends "le clip-cllap" des prtes du four .M'étirant comme un chat je saute hors de mon lit douillet(c'est l'hiver) pour rejoindre grand'mère qui prépare mon petit déjeûner . Elle sait que je n'ai qu'une hâte retrouver grand-père au fournil .A "la diable" j'enfile le long tablier qui va me protèger de la farine et mordant à belle dent dans ma tartine j'entre "en fanfare" dans le lieu des lieux !
Comme il y fait bon , dehors il gèle .Grand -père torse nu , ses cheveux blanc coupés en brosse , s'active devant le pétrin .Le chat Buffalo somptueuse fourrure, couché sur ses épaules ne bouge pas pendant que celui ci puise la pâte dans le pétrin en gestes prestes avec le coupe-pâte .Clip clap fait la balance en recevant cette dernière en juste mesure ...J'aime regarder , attraper un peu de cette pâte , pêtrie parfois "à bras" quand il n'y a pas d'électricité (c'est l'occupation) , son odeur est aîgre elle colle au bout de mes doigts !
(à suivre...si cela vous chante... )
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Publié par jeannepaponet à 13:55:08 dans Enfance. de Jeanne | Commentaires (4) | Permaliens
Refrain :
C'est la femme aux bijoux,
Celle qui rend fou
C'est une enjôleuse
Tous ceux qui l'ont aimé
Ont souffert, ont pleuré
Elle n'aime que l'argent
Se rit des serments
Prends garde à la gueuse !
Le coeur n'est qu'un joujou
Pour la femme aux bijoux !
Quand il rencontra la jolie Ninon
Ce fut dans un bal au bois de Meudon,
Au son d'une valse entraînante
Il sut captiver la charmante
Ils se séparèrent à la fin du jour
Ayant échangé des serments d'amour
Et lui tout joyeux de sa bonne fortune
Disait : Je suis l'amant de la plus belles des brunes !
Ses amis lui dirent: Halte-là !
Cette femme tu ne la connais donc pas ?
Refrain:
Il leur dit: vous êtes jaloux de mon bonheur
Parce que moi, j'ai su captiver son coeur
Et sans compter, pour la jolie,
Notre amoureux fit des folies
Sa maman lui dit: Tu perds la raison
Tu vas te ruiner mon pauvre garçon.
Il lui répondit: Moi je l'aime, qu'importe !
Si ça ne te plaît pas, tiens, voilà la porte !
La pauvre vieille partit en pleurant:
On m'a pris le coeur de mon enfant !
Refrain :
C'est la femme aux bijoux,
Celle qui rend fou
C'est une enjôleuse
Tous ceux qui l'ont aimé
Ont souffert, ont pleuré
Elle n'aime que l'argent
Se rit des serments
Malheur à la gueuse !
Le coeur n'est qu'un joujou
Pour la femme aux bijoux !
Refrain:
Quand il fut ruiné, la belle partit
En lui écrivant: Adieu, mon chéri,
Notre amour était une folie
Il faut nous quitter, c'est la vie!
Il souffrit tellement, qu'il ne pu pleurer
Il se prit à rire, d'un rire insensé!
Et c'est maintenant poursuivant sa chimère
Un pauvre dément qui traîne sa misère !
Quand une femme passe devant lui,
Il chante en fuyant dans la nuit :
Refrain:
C'est la femme aux bijoux,
Celle qui rend fou
C'est une enjôleuse
Tous ceux qui l'ont aimé
Ont souffert, ont pleuré
Elle n'aime que l'argent
Se rit des serments
Malheur à la gueuse !
Le coeur n'est qu'un joujou
Pour la femme aux bijoux !
Publié par jeannepaponet à 10:54:50 dans Trois petites notes..... | Commentaires (2) | Permaliens
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J'ai la chance d'être femme
by Mannick
Album: Paroles de femme
On ne m'a souvent nourrie que du langage des fleurs
Et des sentiments jaunis au petit courrier du cœur
On ne m'a donné aussi,
Pour me battre dans la vie,
Qu'une idée, qu'un passe-temps, me trouver un bon mari
Et lui faire des enfants.
Mais un matin de grand soleil
J'ai pris la route des torrents
J'ai bu l'eau forte du réveil
Loin des prisons de trop longtemps.
Car j'ai la chance d'être femme
Et je sais le chemin de l'amour
Car j'ai la chance d'être femme
Et je veux le crier au grand jour.
On m'a défendu longtemps les fontaines du plaisir
On m'a priée trop souvent de me taire et d'obéit
Et j'ai dormi deux mille ans,
Sous les feuilles, au bois dormant,
Où l'on garde, sans rougir, L'habitude et le talent
île ne faut pas trop réfléchir.
Car j'ai la Chance d'être Femme !


http://korhyn3.centerblog.net/

Vos p'tits mots