• Ce matin en rangeant des papiers j'ai retrouvé cette reproduction de Renoir...Mon Dieu que de souvenirs ont surgit en moi..Celui de Valentine ma grand mère à qui Alphonse mon grand père le lui avait offert au beau temps de leurs fiançailles. Enfant ,fascinée par cette reproduction je lui demandais:
    • "raconte s'il te plaît" et toutes les deux nous nous envolions "en ce temps là" celui de sa belle jeunesse.
    • Puis un jour en 1946 ou 47 à la radio j'ai captée la chanson de Georges Ulmer...Je l'ai sue trés vite et je la chantais à Valentine toute émue.Voilà que tout cela surgit en moi  nos souvenirs entremêlés les siens et les miens..
    • Ayant appris la chanson elle chantait avec moi.
    •  Il y a longtemps qu'elle s'est envolée auprés des Anges (et entre nous je ne serais pas surprise si elle la leur chantait)!
    • Mais à l'instant présent sa voix accompagnait la mienne..Dis grand'mère tu t'souviens?"
    • "Je me souviens des beaux dimanches
      Quand je mettais ma robe blanche
      Avec dentelles et falbalas
      Ah ! oui, c'est loin, c'est loin tout ça !
      Et l'omnibus Auteuil-Madeleine
      Qui doucement longeait la Seine
      Vers les jardins pleins de lilas
      Ah ! oui, c'est loin, c'est loin tout ça !
      Où sont-ils nos deux soupirants
      Le calicot et l'étudiant
      Qui au bal me murmuraient tout bas :
      Accordez-moi donc cette polka
      Les vieux cafés et les guinguettes
      Où fleurissait la chansonnette
      L'Eldorado et la Scala
      Ah ! oui, c'est loin, c'est loin tout ça !

      Mais l'enfant qui l'écoute
      Vieillira elle aussi
      Et sa petite fille sans doute
      Dans cinquante ans d'ici
      Lui dira "oh ! grand-mère
      Parle-moi de ton temps
      Que faisais-tu naguère
      Quand tu avais vingt ans ?
      Alors la bonne vieille
      D'un petit air attendri
      Dira, évoquant les merveilles
      De notre beau temps d'aujourd'hui :

      Je me souviens des beaux dimanches
      Où je partais en culotte blanche
      Faire du camping de-ci de-là
      Ah ! oui, c'est loin, c'est loin tout ça !
      Les beaux dancings pleins de lumière
      Où je dansais des nuits entières
      L'boogie-boogie et la rumba
      Ah ! oui, c'est loin, c'est loin tout ça !
      Où sont-ils mes flirts un peu fous
      Le grand boxeur, le petit zazou
      Qui m'offraient des bijoux, des autos
      Et me parlaient d'amour en argot
      Et puis un jour vint ton grand-père
      Sans être beau il sut me plaire
      On s'est aimés et puis voilà
      C'est très loin, oui c'est loin tout ça."
    • Aujourd'hui c'est moi la "grande Mère" comme me dit ma Tribu de jeunes "loupiots"...mais...je chante toujours ! Le deuxième couplet me va comme un gant ....ce n'est pas une mais plusieurs petite filles qui me disent.."dis mamie raconte c'était comment ?!
    • CHANTEPLUME
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    • CE QUE DIT l'HISTOIRE
    • La Loba a pour unique tâche de ramasser des os. Elle a la réputation de ramasser et de conserver surtout ce qui risque d'être perdu pour le monde. Sa caverne est pleine d'os de toutes sortes appartenant aux créatures du désert: cerfs, serpents à sonnettes, corbeaux. Mais on la dit spécialiste des loups.
      Elle arpente les montanas, les montagnes, et les arroyos, le lit asséché des rivières, et les passe au crible, à la recherche d'os de loups. Lorsqu'elle est parvenue à reconstituer un squelette dans sa totalité, lorsque le dernier os est en place et que la belle architecture blanche de l'animal est au sol devant elle, elle s'assoit auprès du feu et réfléchit au chant qu'elle va chanter.
      Quand elle a trouvé, elle se lève et, les mains tendues au-dessus de la criatura, elle chante. C'est alors que la cage thoracique et les os des pattes du loup se recouvrent de chair et que sa fourrure pousse. La Loba chante encore et la bête s'incarne un peu plus; sa queue puissante et recourbée se dresse.
      La Loba chante encore et la créature se met à respirer.
      La Loba chante toujours, un chant si profond que le sol du désert tremble et pendant qu'elle chante, la bête ouvre les yeux, bondit sur ses pattes et détale dans le canyon.
      Quelque part durant sa course, soit du fait de sa vitesse, soit parce elle traverse une rivière à la nage, qu'un rayon de lune ou de soleil vient se poser sur elle, elle se transforme soudain en une femme qui court avec de grands éclats de rire vers l'horizon, libre.
      C'est pourquoi on raconte que si vous errez dans le désert au coucher du soleil, peut-être un tout petit peu égaré et sans doute fatigué, vous avez de la chance, car La Loba peut vous prendre en sympathie et vous montrer quelque chose - quelque chose qui appartient à l'âme.
    • .(texte extrait de "Femmes qui courent avec les Loups)
    • Chanteplume et Asphodèle

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    •  FEMMES qui courent avec le LOUPS
    • Femmes mes soeurs,  couraient avec ELLES  Hommes mes frères aussi. Nous sommes tous concernés Cette lecture vous ouvrira des portes...  Clarissa Pinkola-Estès est psychanalyste et conteuse. Forte d'une expérience de plus de 30 ans, elle invite la femme à retrouver sa nature sauvage, celle qui régularise son âme comme le coeur régularise son corps.

    •  Une femme saine est comme une louve robuste, pleine comme un oeuf, débordante de vitalité, consciente de son territoire, donneuse de vie, loyale, bougeant beaucoup. Pour être cette femme, il faut passer par les cycles de vie / mort / vie. Oser laisser mourir en soi ce qui doit l'être pour mieux renaître à sa nature intuitive, retrouver celle qui ose, qui crée. Car la vie et le sacrifice vont de pair. Dans son style clair , alerte, Clarissa Pinkola-Estès fait appel à Jung, Bettelheim mais aussi aux légendes indiennes, aux contes de Grimm pour nous inviter à nous mettre en chemin. Son livre n'exige rien, n'impose rien mais incite, encourage, montre que tout est possible à tout âge, pour toute femme. Il faut seulement oser traverser la forêt, écarter les branches qui barrent le chemin, couper celles qui font obstacle ou qui sont mortes.

      C'est le livre de l'expérience personnelle mais surtout le livre d'une chaîne millénaire. Nous faisons tous partie d'une histoire mais cette histoire s'inscrit dans d'autres histoires. A nous de faire que ce que les autres ont appris nous apprenne à notre tour pour transmettre à d'autres.

    • Losque j'ai "rencontré " ce livre j'ai su que depuis ma tendre enfance je ne m'étais pas trompée en  suivant mon "moi profond" malgré les difficultées de la vie au fur et à mesure que je grandissais..et j'ai continué et je continue....Quelle belle envolée !

    • Je vous souhaite cette rencontre à toutes et à tous!

    • Chanteplume

    • Clarissa Pinkola-Estès, Femmes qui courent avec les loups, Paris, Le livre de poche, 2001, 763 p. (édité chez Grasset et Fasquelle)


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    • Il y a autre chose il faut être sage et bien élevée ; on te dit aussi qu't'es trop grande, ou pas assez ; ça te semble un peu bizarre ces idées là ; faudrait savoir ce qu'ils veulent...bien se tenir c'est quoi ? Le plus drôle c'est qu'on te d'mande jamais c'que t'aimerais...et si tu réponds quand on te l'demande...ben ça n'se fait pas, tu n'y comprends plus rien.Si tu décides de ne rien dire, d'pas parler pour un bout de temps ...oh pas longtemps, juste un p'tit peu pour voir, car t'en as marre de toutes ces contradictions....alors c'est qu'tu boudes, ou tu fais la tête ; non , tu peux pas l'dire puisque tu parles plus...juste pour voirc'qu'ils vont dire ou faire ?Tu penses qui vont s'faire du mourron, s'inquiéter, s'demander si t'es pas malade, si t'as du chagrin....même un tout p'tit peu ? Penses tu ? Z'ont aut'choses à faire,ils te disent : -« tu fais la mauvaise tête,tu seras punie » ; tu t'demandes pourquoi ?

      Y comprennent rien...Toi, t'espérais qu'on t'dirais :-« eh,bien ma puce qu'est ce qui va pas ? »Et toi tu répondrais :-« j'sais pas...j'veux un câlin....un tout p'tit câlin », simplement parce que tu en as envie, sans raisons comme ça...eh, j'suis toute seule » ; t'as l'impression qu'on t'oublies. –«  mais non, on t'oublies pas grande sotte, mais on a pas le temps » Te répondent ils, si tu t'avises d'insister, tu déranges.Alors, tu 'apprends à te taire...enfin tu essais ; y'a toutes ces questions que tu te poses, y'en a des tas...tu oses ou tu oses pas les poser ? à qui ? Tu sais pas comment t'y prendre...

    • Pendant ce temps là tu continues de grandir ; en plus tu sais pas c'qui t'arrives, ton corps changes. Tu te demandes ce qui se passe, déjà qu't'étais pas trop bien avec lui....Des jambes qui n'en finissent pas...des bras trop minces...les cheveux trop fous tout en boucles, une vraie galère pour te coiffer...alors un jour on te les coupe. Tu protestes à ta façon , tu pleures , rien n'y fait ; les jolies boucles tombent sous les ciseaux froids de la coiffeuse , t'en as encore des frissons. Il parait que c'est plus pratique le matin pour aller à l'école, ça va plus vite ,on perds pas de temps.Tu vois , la course est déjà commencer ; pourtant tu n'as que quatre ou cinq ans. Dés le matin ta mère commence par-« allez dépêche toi, faut y'aller » ,tu te demandes : où ça ?.tu resterais bien à regarder le ciel du haut de la terrasse.Rester pour admirer les mouettes qui piaillent en frôlant l'eau grise de la Charente...Rester et jouer avec le chat qui rentre de sa balade nocturne....
    • Mais bernique ...on a pas le temps.Alors ,tu te dis, moi, quand j'serais grande j'le prendrais le temps !Au fait ,comment on l'prends l'TEMPS ?..en lui faisant des bisous ? des promesses ?..tu l'sais toi comment on fait ?Il court toujours parait il...on l'attrape peut être avec un filet à papillons ?...ou alors on l'attend tranquillement sans en avoir l'air, pour lui donner l'temps d'arriver. Quand y s'ra là , j'le prendrais par la main et on ira où on voudra ,comme on voudra ; mais j'aurais pas à l'prendre puisqu'y s'ra tourjours là, tout comme maintenant parait il !Si t'expliques ça avec tes mots aux grandes personnes , y rigole, gentiment bien sûr. Alors ,toi tu recommences à expliquer, pensant qu'ils vont voir un peu plus clair, t'écouter, et t'expliquer à leur tour...non,ils n'ont pas l'temps.Ils ne veulent pas perdre leur temps avec une môme qui comprends rien .
    • De leur temps les enfants étaient moins compliqués.Donc, toi tu lui  « causes » au Temps précieux, au beau Temps, de temps à autre.Au temps d'avant, qu'c'était l'bon temps.En c'temps là ;on prenait l'temps de vivre, on avait l'temps,tout son temps.C'était pas à temps partiel comme au temps d'aujoud'hui,où la plupart du tempson court après l'temps, on temporise...le temps d'un repose temps !C'est marrant c'qu'on peut faire avec le Temps, quand on prends l'temps.Ce temps de rien ...ce temps de rire...ou de pleurer,mais ce temps là toi tu l'aimes pas.Pendant c'temps là, le Temps va à son pas. Il est toujours là !« Nous on passe...mais y r'vient toujours » dit la voisine.Tu comprends pas très bien ce qu'elle veut dire ; alors tu demandes qu'on t'explique, la réponse ne se fait pas attendre  « T'as l'temps ,plus tard tu comprendras ....puis j'ai pas l'temps » !Toi tu restes à rêver au Temps d'avant , celui d'après y sera comment ?-« Vis celui du Présent ! » entends tu, quelqu'un a prit le temps de te répondre !
    • Chanteplume
    a suivre

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  • Les Danseurs de l'Aube

    Ses pieds nus effleurent le sol de porphyre rouge ; des rires et des voix d'enfants s'envolent dans l'air du soir .

    Sur les rochers bleus Zélia s'assied , croise les bras qu'elle étire sur ses jambes , puis s'étire , ses mains volètent comme des papillons , la tête penchée elle ressemble à un oiseau qui écoute .

    Lasse elle s'allonge sur le sol ,la jupe courte révèle ses longues jambes , d'un geste plein de grâce elle relève ses bras en corbeille autour de sa tête....Livrée ainsi à la nuit elle ressemble à un lys endormi ! Les voix, les rires et les chansons des enfants s'atténuent puis s'éteignent ,pas un bruit pas un son ne se font entendre.

    Tout est silence !

     Sur l'horizon lointain le rideau de la nuit s'estompe.

    A « fleur d'eau » dans le frissonnement de l'eau toute proche , une silhouette dont les pas oscillent entre la marche et la danse surgit entre le ciel et la mer !

    Une musique étrange monte des flots berceurs et s'insinue caressante dans le sommeil de la Belle endormie .

    Le Danseur s'arrête à quelques foulées de celle-ci avec des gestes lents il se penche sur Zélia.

    A-t-elle sentie l'impalpable Présence ? Voici qu'elle bouge tout en ramenant ses jambes sous elle , cabre sa taille fine en un arc parfait , puis s'étire dans un envol élégant de ses bras en renversant la tête en arrière .D'un souple mouvement de reins elle s'assied , se frotte les yeux comme une enfant et surprise regarde le Danseur ; celui-ci les bras tendus l'invite à le rejoindre.

    Elle se lève doucement et en deux bonds comme une biche fuit légère l'Invitation !

    D'approches en approches , de fuites en fuites Ils s'enlacent s'éloignent frôlant le sol de leurs pieds nus et du bout les doigts touchent les étoiles ,puis soudain s'arrêtent dans un geste suspendu .

    Le vent se lève à l'impromptu soufflant des tourbillons de sable blanc argenté sur le sol de porphyre rouge !

    A peine entrevu il s'éloigne , tout s'apaise .

    A nouveau Ils sont face à face , par jeu se détournent se poursuivent dans une danse légère traçant dans la sable de multiples arabesques dans le sable qui s'envole en frimas de neige à chacun de leurs pas. 

    Ils dansent , dansent à perdre haleine sans bruit, leurs corps à peine frôlés s'unissent , tourbillonnent avec une grâce infinie.

    Quand telle une fleur de chair Zélia s'affaisse dans un froissement d'eau .Allongée , elle semble dormir dans la moire liquide !

    Alors , alors troublé , ému Il se penche vers Elle , s'assied sur le sable et prends le corps léger contre lui ; enfouissant son visage contre le cou fragile ,il pleure , la berce.

    Il se glisse contre elle pour se lover dans le nid d'amour du ventre féminin dans une étreinte chaste et sensuelle à la fois dans un embrassement tel qu'Ils ne font plus qu'Un !

    En gestes doux Il se défait de l'abri matriciel , glisse son dos en dessous d'elle , se relève et emporte sur ses épaules le corps alangui dans une danse lente si lente qu'elle semble ne pas pouvoir finir !

    Enfin il la dépose doucement comme une gerbe de fleurs sur la couche de sable blanc . 

    Puis semblant répondre à un appel mystérieux Il se relève à demi tout en gardant une main sur le sein de l'Aimée , tend son autre bras vers le ciel la main ouverte. Une étoile fulgurante jaillit du fond du firmament embrase la main , le bras tendus du Danseur coure du bout de ses doigts pour s'écouler en gouttes de lumière jusqu'au corps abandonné de la jeune fille ou elles se fondent !

    Il tremble de tout son corps en s'agenouillant prés de Zélia .

    Il dépose un baiser sur la main de la jeune fille...ses lèvres chaudes remontent le long du bras rond pour s'attarder à l'attache du cou délicat , après une dernière caresse sur sa chevelure Il se relève.

    Tandis que le ressac se fait plus fort Il s'éloigne à reculons de son pas délié , l'eau enveloppe ses pieds ses jambes d'un chuintement soyeux qui va s'amenuisant. Lentement de plus en plus loin Il se fond dans le velours de la nuit!

    A l'est le ciel s'éclaircit , l'aube s'annonce la jeune fille commence à se réveiller ; elle se frotte les yeux d'un geste enfantin , s'enroule en fœtus pour mieux s'étirer en déployant ses bras comme des ailes...

    Elle se lève lentement ,plus lourde du fruit blottit dans son ventre arrondi qu'elle caresse avec surprise . Un sourire fleurit sur ses lèvres , des larmes douces glissent sur son visage puis son rire monte en cascade dans l'air du matin.

    Brusquement elle se penche semble se replier sur elle-même , se déploie dans une danse lente .

    Alors que l'aurore nimbe l'horizon , jaillit entre ses mains ouvertes en corolle une Perle nacrée où dort l'Enfant de la Promesse !

    Elle danse et rit de bonheur ,suspend l'un et l'autre , se tourne vers l'horizon pour souffler un Baiser du bout de ses doigts !

    Les voix enfantines s'élèvent à nouveau en murmure légers !

     

     

     

     


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