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La Source de Léon Tolstoï | 29 mars 2006

Un jour qu’il faisait chaud, trois voyageurs se rencontrèrent près d’une source d’eau claire et glacée. Cette source jaillissait hors de la terre au bord de la grande route. Elle était entourée d’arbres, encadrée d’une herbe épaisse. Ses eaux, pures comme des larmes, étaient recueillies dans un bassin creusé dans la pierre d’où le trop-plein débordait pour former un ruisseau qui, rapide, courait à travers un pré.

Les voyageurs reprirent haleine, à l’ombre, près de la source dont ils burent les eaux. Juste au-dessus d’elle une pierre était dressée, sur laquelle ces mots étaient écrits :

Que cette source soit ton modèle !

Les voyageurs ayant lu l’inscription, se demandèrent quel pouvait bien en être le sens.

L’un d’eux, un marchand évidemment, dit :

– C’est là un bon conseil. La source coule sans arrêt, elle va loin, elle recueille l’eau d’autres sources, elle devient une grande rivière. L’homme doit, comme elle, s’occuper sans cesse de ses affaires; s’il le fait, il ne connaîtra que les succès et amassera beaucoup de richesses.

Le second voyageur était un jeune homme.

– Non, dit-il. Selon moi, l’inscription signifie que l’homme doit garder son coeur des mauvaises pensées et des désirs mauvais, afin de le conserver aussi pur que l’eau de cette source. Telle qu’elle est, son eau, à ceux qui, comme nous, se reposent auprès d’elle, donne de la joie et leur rend des forces. Tandis que ce ruisseau pourrait bien parcourir toute la terre, si son eau était trouble et sale, quel service rendrait-il et qui s’y désaltérerait ?

Le troisième voyageur, un vieillard, sourit et dit :

– Ce jeune homme a dit vrai. Et voici la leçon que nous trouvons ici : à qui a soif, la source est toujours prête à donner son eau pour rien; elle dit à l’homme : fais du bien à tous, que tes dons soient gratuits et n’attends en retour ni reconnaissance, ni récompense.

Publié par jeannepaponet à 13:32:17 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (0) |

Rêve de Vie | 14 mars 2006

                                    
RÊVE DE VIE

C'était un galvaudeux
Nourrissant avec flamme
Une kyrielle de songes creux.
Pourtant il avait une belle âme !
Le temps malgré ses griffures
N'entamait pas ses illusions
Sur ses rêves de vie .
Il allait sans faire allusion
Aux multiples blessures
Infligées par l'overdose
De ses  maladresses
Envers lui-même
et les autres.
Il en avait sa dose
Malgré la tendresse
Qu'il leur portait aux autres !
Il  voulait tout simplement
 Oui il voulait qu'on l'aime
Il demandait pas d'serment
C'était son rêve de vie
A ce pauvre galvaudeux

Jeanne Chanteplume
extrait de son recueil (La Vie à l'envers)

Publié par jeannepaponet à 17:58:54 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (7) |

L'EVEIL .. | 08 février 2006

  • Que tu es belle ma Terre
  • Ma Mère dans ton éveil
  • Telle une jeune fille
  • A son réveil
  • Tu attends le baiser
  • De l'Amant !
  • FEMME dans ta splendeur
  • Tu espère encore
  • L'harmonieuse beauté
  • De tes enfants
  • dans leur Eveil!
  • Chanteplume
  • (extrait de mon recueil:
  •  "TERRE ENCHANTEE" )

Publié par jeannepaponet à 18:22:57 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (6) |

L'AIR du VENT | 26 janvier 2006

  • Texte d'une des chansons du film "Pocahantas"

  • Pour toi, je suis l'ignorante sauvage
    Tu me parles de ma différence
    Je crois sans malveillance
    Mais si dans ton langage
    Tu emploies le mot sauvage
    C'est que tes yeux sont remplis de nuages, de nuages

    Tu crois que la terre t'appartient tout entière
    Pour toi ce n'est qu'un tapis de poussière
    Moi je sais que la pierre, l'oiseau et les fleurs
    Ont une vie, ont un esprit et un cœur.
    Pour toi l'étranger ne porte le nom d'homme
    Que s'il te ressemble et pense à ta façon
    Mais en marchant dans ses pas, tu te questionnes
    Es-tu sûr, au fond de toi, d'avoir raison ?
    Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ?
    Les pleurs du chat sauvage au petit jour ?
    Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
    Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
    Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?

    Courons dans les forêts d'or et de lumière
    Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
    La terre nous offre ces trésors, ces mystères
    Le bonheur ici bas n'a pas de prix
    Je suis fille des torrents, sœur des rivières
    La loutre et le héron sont mes amis
    Et nous tournons tous ensemble au fil des jours
    Dans un cercle une ronde à l'infini.

    Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ?
    Les pleurs du chat sauvage au petit jour ?
    Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
    Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
    Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?

    Là-haut le sycomore dort comme l'aigle royal il trône impérial
    Les créatures de la nature ont besoin d'air pur
    Peu importe la couleur de leur peau
    Chantons tous en chœur les chansons de la montagne
    En rêvant de pouvoir peindre l'air du vent
    Mais la terre n'est que poussière tant que l'homme ignore comment
    Il peut peindre en mille couleurs l'air du vent

Publié par jeannepaponet à 17:52:22 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (4) |

NAHUATI....TERRE ma MERE | 13 janvier 2006

  •     PAS POUR TOUJOURS..
  •     " Pas pour toujours sur Terre
          Non , rien qu'un peu de temps..
        Bien qu'elle soit de jade , elle se brise
         Bien qu'elle soit d'or , elle se rompt
        Bien qu'elle soit plumage de quetzal
                         Elle se déchire.....
       Pas pour toujours sur Terre
           Non rien qu'un peu de temps
                  Il suffit de laisser
                     Des chants
               Il suffit de laisser
                    Des fleurs
                Il suffit de laisser
            Des mouvements cosmiques
                       Sur la Terre !"
                                   Poésie Nahuati
     
           
  •   La Terre est en souffrance , elle a besoin d'attention et de pieds qui la caressent , des Danseurs qui lui offrent leurs énergies et pansent ses blessures !

    Les Danses Aztèques illustrent les mouvements du Cosmos : elles sont un hymne à la Vie , à la Mort , à la Nature , aux Eléments qui nous entourent !
           Guillermo Suarez ....danseur mexicain d'origine Aztèque

  •   Illustration Reproduction par mes soins de la jacquette de la cassette "Instant de vie"  filmée par  des productions Debowska .....mon ami..Konstanty Udala.
                                               Chanteplume
     
                   

Publié par jeannepaponet à 17:48:49 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (3) |

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Moi






On ne m'a souvent nourrie que du langage des fleurs
Et des sentiments jaunis au petit courrier du cœur
On ne m'a donné aussi,
Pour me battre dans la vie,
Qu'une idée, qu'un passe-temps, me trouver un bon mari
Et lui faire des enfants.
Mais un matin de grand soleil
J'ai pris la route des torrents
J'ai bu l'eau forte du réveil
Loin des prisons de trop longtemps.
Car j'ai la chance d'être femme
Et je sais le chemin de l'amour
Car j'ai la chance d'être femme
Et je veux le crier au grand jour.
On m'a défendu longtemps les fontaines du plaisir
On m'a priée trop souvent de me taire et d'obéit
Et j'ai dormi deux mille ans,
Sous les feuilles, au bois dormant,
Où l'on garde, sans rougir, l'habitude et le talent
île ne pas trop réfléchir.
Car j'ai la chance d'être femme...



 



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