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LES MYSTERIEUSES | 19 juillet 2008


MYSTERIEUSES
envoyé par Chanteplume

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L'ANGE ET LA FÉE.

Une fée est cachée en tout ce que tu vois.
VICTOR HUGO.

Une fée parfume la nuit mon sommeil fantastique des plus
fraîches, des plus tendres haleines de juillet, - cette même bonne fée
qui replante en son chemin le bâton du vieil aveugle égaré, et qui
essuie les larmes, guérit la douleur de la petite glaneuse dont une
épine a blessé le pied nu.

La voici, me berçant comme un héritier de l'épée ou de la
harpe, et écartant de ma couche avec une plume de paon les esprits qui
me dérobaient mon âme pour la noyer dans un rayon de la lune ou dans
une goutte de rosée.

La voici, me racontant quelqu'une de ses histoires des vallées
et des montagnes, soit les amours mélancoliques des fleurs du
cimetière, soit les joyeux pèlerinages des oiseaux à
Notre-Dame-des-Cornouillers.

*
* *

Mais tandis qu'elle me veillait endormi, un ange, qui
descendait les ailes frémissantes, du temps étoilé, posa un pied sur la
rampe du gothique balcon, et heurta de sa palme d'argent aux vitraux
peints de la haute fenêtre.

Un séraphin, une fée, qui s'étaient enamourés naguère l'un de
l'autre au chevet d'une jeune mourante, qu'elle avait douée à sa
naissance de toutes les grâces des vierges, et qu'il porta expirée dans
les délices du Paradis!

La main qui berçait mes rêves s'était retirée avec mes rêves
eux-mêmes. J'ouvris les yeux. Ma chambre aussi profonde que déserte
s'éclairait silencieusement des nébulosités de la lune; et le matin, il
ne me reste plus des affections de la bonne fée que cette quenouille:
encore ne suis-je pas sûr qu'elle ne soit pas de mon aïeule.

extrait de
Gaspard de la NUIT

 

Publié par jeannepaponet à 14:55:25 dans FEMME... | Commentaires (0) |

ODE AMOUREUSE | 12 juin 2008

Dans l'enchantement des nuit bleues
Elle t'offre de connaître
En son bercement amoureux
L'ultime profondeur de ton Être .
amoureux

Entre dans le feu de sa danse
Ton coeur bat tel un tambour
Ton sang frappe tes tempes
en cadence
sur un rythme sensuel
et sourd.

Alors vient la douceur
De l'eau de ses sources chantantes
Enveloppes toi de langueur
Dans la fraîcheur ondoyante .
de ses baisers

Alors Elle te révèle
Sa précieuse nudité
En son étreinte voluptueuse
Brulante et si belle
Eve
L'éternelle amoureuse!

Chanteplume

Publié par jeannepaponet à 10:59:07 dans FEMME... | Commentaires (2) |

NOUVELLE CHANSON SUR UN VIEIL AIR..Victor Hugo | 29 janvier 2008


Quand l'Art d'Ecrire atteint le summum du BEAU

NOUVELLE CHANSON SUR UN VIEIL AIR

S'il est un charmant gazon
Que le ciel arrose,
Où brille en toute saison
Quelque fleur éclose,
Où l'on cueille à pleine main
Lys, chèvrefeuille et jasmin,
J'en veux faire le chemin
Où ton pied se pose.

S'il est un sein bien aimant
Dont l'honneur dispose,
Dont le ferme dévouement
N'ait rien de morose,
Si toujours ce noble sein
Bat pour un digne dessein,
J'en veux faire le coussin
Où ton front se pose !

S'il est un rêve d'amour
Parfumé de rose
Où l'on trouve chaque jour
Quelque douce chose,
Un rêve que Dieu bénit,
Ou l'âme à l'âme s'unit,
Oh ! j'en veux faire le nid
Où ton cœur se pose !


Victor Hugo

ecrit_plume_004

 

 

Publié par jeannepaponet à 15:40:40 dans FEMME... | Commentaires (4) |

HOMMAGE à madame CHRISTIANE SINGER | 26 décembre 2007

Bonjour mes amies et amis

Je viens de recevoir et découvre avec une joie immense qui me bouleverse le dernier livre de madame CHRISTIANE SINGER :

"DERNIERS FRAGMENTS D' UN LONG VOYAGE"

offert par mes filles il m'est d'autant plus précieux....

je ne peux en dire plus mes mots sont trop pauvres pour vous en parler....allez à sa rencontre......

quelques mots quels Mots :

"Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'Amour. Il n'y a plus que l'Amour. Tous les barrages craquent. C'est la noyade, l'immersion. L'amour n'est pas un sentiment. C'est la substance même de la création"

 

 

 

FRÔLEMENTS D'AILES

Publié par jeannepaponet à 17:09:01 dans FEMME... | Commentaires (0) |

LA MAGIE d'ALBERT SAMAIN | 04 décembre 2007

"LE CHARIOT D'OR"

"Poème " lentement, doucement " :


Lentement, doucement, de peur qu' elle se brise,
Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,
En silence, comme on caresse des cheveux ;
Atteindre à la douceur fluide de la brise ;


Dans l' ombre, un soir d' orage, où la chair s' électrise,
Promener des doigts d' or sur le clavier nerveux ;
Baisser l' éclat des voix ; calmer l' ardeur des feux ;
Exalter la couleur rose à la couleur grise ;

Essayer des accords de mots mystérieux
Doux comme le baiser de la paupière aux yeux ;
Faire ondoyer des chairs d'or pâle dans les brumes ;

Et, dans l'âme que gonfle un immense soupir
Laisser, en s'en allant, comme le souvenir
D'un grand cygne de neige aux longues, longues plumes.

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Image de Joséphine Wall

* * * * * * * * * * * * *

Publié par jeannepaponet à 11:11:01 dans FEMME... | Commentaires (6) |

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Moi








J'ai la chance d'être femme
by Mannick
Album: Paroles de femme

On ne m'a souvent nourrie que du langage des fleurs
Et des sentiments jaunis au petit courrier du cœur
On ne m'a donné aussi,
Pour me battre dans la vie,
Qu'une idée, qu'un passe-temps, me trouver un bon mari
Et lui faire des enfants.
Mais un matin de grand soleil
J'ai pris la route des torrents
J'ai bu l'eau forte du réveil
Loin des prisons de trop longtemps.
Car j'ai la chance d'être femme
Et je sais le chemin de l'amour
Car j'ai la chance d'être femme
Et je veux le crier au grand jour.
On m'a défendu longtemps
les fontaines du plaisir
On m'a priée trop souvent de me taire et d'obéit
Et j'ai dormi deux mille ans,
Sous les feuilles, au bois dormant,
Où l'on garde, sans rougir,
L'habitude et le talent
île ne faut pas trop réfléchir.
Car j'ai la Chance d'être Femme !

Mon amour II Prints par Willem Haenraets



rose_coeur


Viens sur ma planète
Viens sur mon nuage
Viens au cœur de mon étoile
Viens sur ma comète
Viens dans son sillage
Le vent gonflera ta voile
Les murs des prisons
Un jour tomberont
Et les portes s'ouvriront
Puisque le destin
Nous a séparés
Qu'il a trouvé le chemin
Viens, viens me retrouver
Car le temps passé
Ne pourra rien effacer
 
Il faut effacer
Il faut oublier
Tout ce qui nous a blessés
Apprendre à sourire
Au temps à venir
Qui fera tout refleurir
Chaque jour qui fuit
Chaque heure de la nuit
Chaque matin qui passe
Efface le temps
Rapproche l'instant
Où l'on se retrouvera
Viens sur ma planète
Viens sur mon nuage
Viens au cœur de mon étoile !
Marianne Mille
 








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